Sous les lumières tamisées de la scène, le silence retenait son souffle.
Puis un pas glissa, léger comme une confidence, et le ballet dans La Magie du Temps commença à raconter ce que les mots peinent parfois à exprimer.
Les corps, des ballerines de la troupe Silhouette, devenaient des poèmes en mouvement.
Chaque arabesque dessinait un fragment de rêve, chaque saut défiait la gravité comme on défie le temps.
Le temps d’un spectacle, le monde était suspendu au théâtre des Saints-Cœurs Kfarhbab.
Et lorsque le rideau tomba enfin, une émotion demeurait, discrète mais profonde :
celle d’avoir voyagé, l’espace d’un instant, au cœur de la magie et il restait encore dans l’air la beauté fugace de ce même instant qui continuera de danser dans la mémoire.
